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ligne 13 c'est la galère
21/10/2009 13:52
Transports Ligne 13 : à quand le bout du tunnel ?
Retards répétés, pannes, incidents matériels ou voyageurs (pour signifier les malaises vagaux de plus en plus nombreux), suppressions de trains… Sur le territoire de Plaine Commune, les transports en commun sont une préoccupation majeure des habitants et salariés de l’agglomération, usagers de la ligne 13 et du RER B. Sur ce territoire, plus de 50 % des ménages n’ont pas accès à la voiture. Les transports en commun sont donc leur seule moyen de se déplacer pour travailler, aller à l’école, à l’université, vaquer à ses occupations. Rien que pour ligne 13 quelque 600 000 usagers s’entassent dans les rames de métro matin et soir. Les conditions de voyages sont indignes, les places assises sont prises d’assaut et la plupart des usagers sont ballotés debout, écrasés les uns contre les autres, fatigués, résignés, écœurés aussi des promesses non tenues. Sonia Gomar, l’énergique présidente de l’association des usagers de la ligne 13, peste encore et toujours contre le manque de considération des habitants de Seine-Saint-Denis. « Toutes les discussions autour du Grand Paris ont renvoyés le dédoublement de la ligne 13 aux Calendes grecques. Désormais, Christian Blanc évoque uniquement la « désaturation » par la prolongation de la ligne 14 jusqu’à Saint-Ouen ». Un pis-aller qui, certes, allègera de 20 à 20 % la ligne 13 mais est loin d’être une solution pour les usagers qui « devront toujours subir une rupture de charge comme dit la RATP, c’est-à-dire, un changement à Saint-Ouen, des couloirs, des pertes de temps et de nouveau un rame surchargées sur la fin de la ligne 13 », pronostique Sonia Gomar. Pour un dédoublement de la ligne La ligne 13 est l’une des plus chargées du métro parisien. Son exploitation en fourche est une source d’irrégularité qui conduit actuellement à une surcharge chronique de la partie nord jusqu’à la station Saint-Lazare. Il y a quelques années, une étude, réalisée par la RATP sous pilotage du STIF, concluait que l’évolution du trafic de la ligne 13 est bien liée aux projets d’urbanisation des secteurs de la proche couronne qu’elle dessert. Seule une transformation d'envergure et pérenne de cette ligne permettrait de remédier à la situation de saturation et pourrait garantir un service public digne de ce nom. Cette solution c’est le dédoublement de la ligne. Seulement voilà, l’étude de faisabilité semble avoir été enterré par les pouvoirs publics. Les annonces faites par le Président de la République en matière de transports en Ile-de-France se site dans le cadre de son projet de Grand Paris et ne prend pas en compte les besoins des usagers. « Les entreprises vont être les grandes gagnantes des projets de transports actuels. L’Etat favorise la liaison de grand pôle industriel avec les aéroports. Pour les usagers du métro, se rendre à l’aéroport reste de l’ordre de l’événement en revanche, on va tous les jours au boulot ! » Les grandes inconnues du projet transport sont aussi les délais de réalisation et la question des financements des projets transports. Selon Sonia Gomar, cette dernière question reste des plus floues. « On sent bien au travers de tous les discours et pour les financements lorsque la question a été posé aux entreprises de la revalorisation du versement transport (la participation des entreprises aux financements des transports en commun, les entreprises se sont mises à pleurer aussitôt et se comporte comme des geignards, refusant de participer à la solidarité nationale. Dans le discours, on sent bien que la volonté c’est encore de faire payer les usagers. Ca va être encore la pluie des taxes qui vont nous tomber dessus comme des hallebardes. Et la taxe carbone ! De nouveau c’est les usagers qui vont payer et c’est scandaleux. Si on veut parler de pollution, d’environnement, les usagers des TC sont les plus civiques. Je me souviens qu’il y a plus de 10 ans, Albert Jacquard avait dit, les gens qui prennent les TC ne devraient pas payer car ce sont les plus civiques ». Et aujourd’hui, encore c’est les salariés qui habitent loin de leur lieu de travail et n’ont pas de transport qui vont faire les frais de ce nouvel impôt. C’est dégueulasse. Et les entreprises râlent sur le versement transport et pareil pour la taxe carbone. Il ne se sente pas concerné alors que c’est quand même eux qui pollue le plus. Je trouve ça révoltant et c’est honteux d’entendre Cohn Bendit dire que c’est une taxe révolutionnaire.
je ne suis pas sûre qu’on y trouve notre compte. De plus les échéances sont extrêment lointaine, les financements ne sont pas clairement définis et je crains que ce soit encore l’usager qui paie. Il faut continuer à se battre. Véronique Lopez
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